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SACREMENTS
LE SACREMENT DE BAPTEME

Il  fait  passer d'un monde  sans  Christ  à  la communauté  des  enfants  de  Dieu, à  l'église. On ne  naît  pas chrétien. On le devient.  «  Le  chrétien   est  un autre   Christ »  dira  Tertullien.   Et  Saint  Cyrille   de  Jérusalem   d'ajouter : «  Au  même instant  le  baptisé  meurt  et  naît,  et cette  eau   salutaire  du baptême  devient  pour  lui  , un   tombeau  et  une  mère ». Du  verbe grec   «  baptizein » signifie  «   plonger,  plonger  une  épée  dans  l'eau,  couler  un  navire ». C'est  ce terme qui a  été  retenu  dès les  premiers  siècles   par   l'église  pour  désigner  la  nouvelle  naissance  que  confère  le  baptême .


Le rite  du  baptême est  donc  un  rite  de  passage . L'eau  symbolise  la mort  à traverser  avec   le  Christ  afin  de participer  à  sa vie  de  Ressuscité. L'église distingue   trois  manières  de célébrer  le baptême. Il y a le rituel  du baptême  des adultes  par étapes  ( en 1974),  le  rituel  du  baptême  des enfants  en  âge de  scolarité  ( en 1977 )  et   le  rituel  du  baptême  des  petits  enfants ( en 1969) . 


Le  déroulement    est   le suivant. Il   y  a  l'accueil  des familles,  le dialogue  du prêtre  avec  les  parents  et  les  parrains ;  le prêtre  marque  le front  du futur  baptisé  du signe  de  la croix.  Ensuite  la célébration  de  la  Parole  et  donc  la lecture  de la Parole  de Dieu, l'homélie  du prêtre, la prière silencieuse  des  participants,  la prière universelle, la  litanie  des  saints , la prière  en forme d'exorcisme  sur  le futur  baptisé , l'imposition des  mains par   le  prêtre.


 Enfin la célébration  du sacrement.  Elle  comporte  la  bénédiction  de  l'eau,  la  renonciation  à Satan,  la  profession  de  foi, le baptême  proprement  dit, l'onction  du  saint  chrême,  le  vêtement  blanc  et  le rite  du cierge  allumé. Les  parrains  et  marraines  tout comme  les  parents  du  baptisé  prennent   sur  eux  ,  l'engagement  d'une  vie  chrétienne  qui pourra  aider  le  baptisé  à suivre   le Christ. Les  parrains  et  marraines  sont  les  témoins  de  l'Eglise  auprès  du baptisé  mais  en même  temps les  témoins  du baptisé  auprès  de la communauté  chrétienne. Ils  doivent  être  assez  mûrs  pour  remplir  cette  mission. Ils  doivent  appartenir  à l'église  catholique  et   avoir  accès  à l'eucharistie.


 Le baptisé  doit  prendre  un  nom chrétien. Dans  la Bible, quand Dieu appelle  un homme pour  lui confier  une  mission, il arrive  très  souvent  que  ce  dernier change  de nom. Abram  devient Abraham. Simon prend  le  nom  de Pierre.  C'est  déjà  une  coutume  des  anciens  empires  de  donner  un  nom  nouveau  à un fonctionnaire  chargé   de  mission. En donnant un nom  nouveau  à  l'homme  , Dieu  s'attache  par  alliance  à  l'homme  lui-même. Il   faudra  attendre  entre  le  XIe et   le XIIe siècle  pour qu'apparaissent   les  noms  de famille   pour que   les  noms  de  baptême  deviennent  des  prénoms. 


Dans  le  passé,  de  nombreux  courants  de  pensée  ont contesté  le  baptême  des enfants  prétextant  que  en ces  derniers, il n'y  aurait aucun péché  que  le baptême  pourrait  effacer. A ces courants, l'Eglise a  répondu que l'enfant qui naît, est    précédé  d'une histoire  qu'il  reçoit  de ses  parents . Baptiser  un  enfant   rappelle  à  l'église  que  Jésus  lui  fut  donné  avant  qu'elle  n'ait existé.


Y a  t il  des conditions  pour  baptiser  un  enfant ? Oui . D'abord  l'engagement  et  le témoignage  soit  de  ses  parents, soit de son parrain et de sa marraine. Au cas contraire,  il faut que les parents   s'engagent   à ce que l'enfant soit catéchisé  après.   L'église  distingue  trois  formes  de  baptême. Le   baptême   d'eau,  le  baptême  de   sang  quand un catéchumène subit le martyre  à cause de  sa  foi  chrétienne   . Son martyre  est  son  baptême  car  sa mort   le rend   conforme  à la  croix  du Christ.  Enfin  le  baptême  de désir  au  cas  où  un catéchumène mourrait  sans  avoir reçu  le baptême .

LE SACREMENT DE CONFIRMATION

Comme  son  nom l’indique,  ce  sacrement   vient  confirmer  le  baptême. Ce sacrement  vient  confirmer  chez  le  baptisé,  le don de Dieu. La vie  chrétienne, c’est l’accueil   du  don  que  Dieu fait  à l’homme.  La  confirmation   prend  son  sens  dans   son  lien  avec  l’évêque. Ce dernier  est  le signe  de l’église  universelle. La  confirmation  est  le   signe  de  l’adoption  du  confirmé  par  l’église  universelle. Le chrétien  confirmé  peut    parler  dans  l’église  et parler  au  nom de  sa foi.  En  1430,  le Concile de Trente  a  affirmé   clairement  que  l’évêque   est  le ministre  ordinaire  de   la  confirmation. Mais en cas de  péril  ou  autre , il peut  y  avoir  des  ministres  extraordinaires comme   des  curés   de  paroisse.


 


 Quels  sont  les critères  à observer   pour  être  confirmé ?   Il  faut  avoir  conscience  de  son  baptême ; avoir  conscience   de   sa  foi ;  avoir  conscience  du  temps,  aimer   la  vertu  de  l’espérance ; être  patient, et enfin avoir conscience  de  l’église. Ce  sacrement   donne  aux  chrétiens,    les  dons   du   saint  esprit. Esprit  de sagesse,  d’intelligence, de conseil, de  force, de  science , de crainte du seigneur et  de  piété. Le  déroulement  de   la  célébration est  le suivant :  la   profession  de  foi, l’imposition  des  mains ; l’onction et  le soufflet. Ce soufflet  signifie  la fin du  temps  de  l’enfance  et  l’entrée  dans  l’âge   adulte.

LE SACREMENT DE LORDRE

Prêtre   vient  du grec  «  presbyteros »  qui  signifie  «  âgé, ancien ». Le  prêtre est  le  prêtre  de  la  Nouvelle  Alliance.  Par  l’ordination,  il a  le  pouvoir  de  célébrer  l’eucharistie ;  d’écouter   les  confessions  etc.   La  liturgie  d’ordination  se  déroule  au  cours  d’une  messe  concélébrée. L’évêque  interroge   d’abord  l’assistance   sur  la  possibilité de  donner  le  sacrement  aux  ordinands.  Il  rappelle  à  ces  derniers  la  nature  du  sacerdoce  et  les invite  à manifester  publiquement  leur  intention  d’accepter  publiquement  ses  engagements. 

LE SACREMENT DES MALADES

Ce  sacrement  trouve   son  fondement  biblique  dans  Jacques  5 , 14 -16.  Le malade  n’est  pas  séparé  de  l’église.  La   maladie  n’est  pas  une  impureté dont  il faut  se  détourner  mais   elle  se  vit   dans  une  personne.

LE SACREMENT DE MARIAGE

Tout  sacrement  mérite  une  préparation.  Le  mariage  est  un  grand  moment  pour  faire  le  point  sur  sa  foi. Comme  tout  sacrement,  sa   célébration  est  publique  puisqu’il  est  un  sacrement  donné  à  toute  l’Eglise. Le  temps  de  préparation  de  ce sacrement  permet  de  choisir  les  textes  et  les  prières  qui  expriment  au mieux  le  sens  du mariage  célébré  .  Certains  fiancés  font  une retraite   préparatoire  avant  la  célébration  du sacrement. En  quoi consiste  la  célébration  de  ce  sacrement ?  Il  faut dire que  le mariage  est un  échange, celui  des  consentements. Un  homme  et  une femme    se disent  «  oui »  l’un  à  l’autre. Mais  ce  consentement   suppose  des  conditions  dont  l’église  s’assure   avant   la  célébration. Il  doit  être   libre,  l’homme  et la  femme  doivent  se  montrer  fidèles ;  un  consentement  fécond  et  ouvert  à  la  vérité  de  l’évangile.  Ce  sacrement  interdit  aux  conjoints  la  polygamie  et la  polyandrie. Il  les  appelle  aussi   à   éduquer   dans  la foi  de l’Eglise  catholique  leurs  enfants  ,.  Le  caractère  indissoluble  de  ce mariage  doit  être  signifié aux  conjoints  durant  leur  préparation  à  ce  sacrement .

LEUCHARISTIE

La  communion, c’est l’union  intime du  fidèle  avec  Dieu. Communier, c’est recevoir   le Corps  du  Christ   en soi.  En  recevant   la communion,  le chrétien  dit «      Amen »  , ce  qui   veut  dire  «   c’est  vrai »  ou  encore  «  je  crois ». Comment  communier ? Selon  Saint   Cyrille  de  Jérusalem,  le chrétien   qui va  communier, doit  être  plus  attentif  au corps  du Christ  qu’à  tout  l’or  ou  au  trésor  du monde. Et  Jean Paul  II    d’ajouter  que  l’eucharistie  doit  illuminer  toute   la  vie  du  chrétien.  Chaque  messe   renouvelle  aux yeux  du chrétien, ce que  la  première   messe  symbolisait :  le  Christ  meurt   et ressuscite, donne  son  corps  et  son  sang   pour  la multitude  et  pour  chacun.  Chaque  messe  est  pour  le   chrétien,  le  renouvellement  de  l’unique  sacrifice  du Christ. L’eucharistie  est  donc  un  repas    Dieu  fait  alliance  avec  l’homme  pour  le  sauver. L’eucharistie  permet  aux  chrétiens   de  s’unir   à  l’offrande  du  Christ  pour  louer  le  Père  dans  l’unité  du saint esprit.  Elle  est   la  source   de  la  vie  chrétienne.

SACREMENT DE PENITENCE ET DE RECONCILIATION

Les  prophètes  de  l’Ancien  Testament   avaient  insisté  sur   la  possibilité   pour   le  pécheur  de  revenir  à Dieu,  de se repentir   et  de   retourner  sur   le   droit chemin (  Ezéchiel  18,21 ).  Si  Dieu   ne punit  pas  immédiatement  le   pécheur, c’est  qu’il  lui  laisse  un    temps   de  conversion  (  Sagesse 12 ,2 ). Jésus  se place  dans  cette  logique.  En  pardonnant  à  la femme  adultère, il refuse  d’identifier  le  coupable  à  sa  faute ( Marc  2, 10 ).


 Le  Christ  pardonne. Sa  mort   est  une  mort   au  péché. Autrefois  la  réintégration   des  pénitents par  leur  réadmission  à  l’eucharistie, s’accompagne  d’un  geste  qui  est   le  plus  souvent  l’imposition   des  mains.  Mais  cette   réconciliation  va  rencontrer  des   refus   et  des  critiques   très  graves. Cette   réconciliation  était une seule  fois accordée  aux  concernés  durant  leur  existence.  Les  pécheurs  devenant  de  plus en plus  nombreux,  beaucoup  d’entre  eux  attendent  leur  lit  de  mort   pour  la  recevoir , s’écartant  ainsi  pendant  de  longues  années  de  la  vie  normale  d’un membre  de   l’église. Il  fallait  donc  trouver  une manière  de  manifester  la  miséricorde  de Dieu à  ces   personnes.  Ainsi  a pris forme  le  sacrement  de  pénitence.


 Comment  se  préparer  au  sacrement   de  réconciliation ? En  lisant  peut être   l’évangile  du dimanche   dernier ou  un  texte   biblique  que  vous  aimez. En  le  lisant, écoutez  en vous-même  l’appel que  Dieu vous  lance  à  changer  de  vie. Vous  pouvez  aussi  penser  sincèrement  aux  gens  que  vous  rencontrez  ou  que  vous  devriez  rencontrer.  Quels  sont  les choix  que vous avez   faits  ces derniers   temps ? Ces   choix  ont –ils  été  prudents ?  Dans  ces  choix, avez  vous   été  vrai ?  Ces  choix   vont  -ils  dans  le   sens   de   ce que  vous  êtes  réellement ? Ces choix  s’inscrivent  -ils  dans  un  chemin  de  pauvreté ?  Se  confesser,  c’est  confesser  Dieu. Reconnaître  qu’il  est  un  Père  aimant. Ce  sacrement  rend  conforme   au  Christ  mort  et ressuscité.

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